Qu'est-ce qu'un frontalier ?
Un travailleur frontalier vit dans un pays et travaille dans un autre, en rentrant chez lui régulièrement. Pour la Suisse, un ressortissant de l'Union européenne ou de l'AELE qui réside en France et rentre à son domicile au moins une fois par semaine peut obtenir une autorisation frontalière, le permis G.
Le permis G
Le permis G est demandé par l'employeur suisse auprès du canton, une fois le contrat signé. Il est lié à l'emploi : vous cherchez donc un poste d'abord, le permis suit. Dans vos candidatures, indiquez simplement « frontalier, permis G à obtenir » : les recruteurs suisses connaissent bien la démarche.
Les impôts
La règle dépend du canton où vous travaillez. Genève impose les frontaliers à la source. Pour les cantons couverts par l'accord franco-suisse de 1983 (Berne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura), le salaire est imposé en France. Vérifiez toujours votre situation auprès de l'administration fiscale : chaque cas peut avoir ses particularités.
L'assurance maladie
En arrivant, vous disposez d'un droit d'option : soit l'assurance maladie suisse (LAMal), soit le régime français. Ce choix est en principe définitif et doit être fait dans un délai limité après le début de l'activité : renseignez-vous avant de signer.
Salaire et conditions
Les salaires sont exprimés en brut annuel, souvent sur 13 mois. Le coût de la vie côté suisse est plus élevé, et les cotisations diffèrent de celles de la France. Comparez des montants nets, en tenant compte du trajet, souvent long aux heures de pointe autour de Genève, Lausanne et Bâle.
Chercher un emploi des deux côtés
Le plus efficace est de chercher en France et en Suisse en même temps : vous comparez les offres et ne ratez rien. Sur Trouvemploi, choisissez « Les deux » dans la recherche, ajoutez votre permis à votre profil et utilisez l'analyse de CV en mode « Suisse » pour vérifier ce que les recruteurs suisses attendent.